Nous avons sélectionné les lieux qui valent un détour le long de l’itinéraire, dont Sarlat-la-Canéda, la grotte de Lascaux, le château d'Hautefort et l'île d'Aix.
Capitale du Périgord noir, Sarlat a gardé l'un des ensembles médiévaux les plus denses qui soient : ruelles, placettes et hôtels particuliers aux toits de lauze, du XIIIe au XVIe siècle. Première ville protégée par la loi Malraux en 1964, elle tient son marché place de la Liberté : truffes, foie gras, noix.
Sur la place du Peyrou, cet hôtel particulier à la façade Renaissance italienne a vu naître en 1530 Étienne de La Boétie, l'ami de Montaigne et l'auteur du Discours de la servitude volontaire.
Ses peintures, vieilles d'environ 21 000 ans, en font l'une des grottes ornées les plus importantes au monde, surnommée « la chapelle Sixtine de l'art pariétal ». La grotte originale est fermée depuis 1963 pour la protéger ; on visite à Montignac sa reproduction intégrale, Lascaux IV, ouverte en 2016.
Porte du Périgord noir, Terrasson s'étage sur la rive de la Vézère autour de son église abbatiale Saint-Sour et de sa ville ancienne. Son marché, d'origine médiévale, compte parmi les grands rendez-vous de la truffe et de la noix.
Au-dessus de la vieille ville de Terrasson et de la Vézère, ce jardin contemporain déroule sur six hectares de terrasses des « fragments d'histoire des jardins » : bois sacré, jardin médiéval, jardins d'eau, roseraie. Il est classé jardin remarquable et ouvert d'avril à septembre.
Aux confins de la Corrèze et du Périgord, ce village classé parmi les Plus Beaux Villages de France s'ordonne autour de son église romane du XIIe siècle, qui abrite un Christ en croix espagnol de la même époque. Le château Verneuil, accolé à l'ancienne porte de la ville, et des échoppes médiévales complètent le tableau.
Perché sur un éperon rocheux, Hautefort a l'allure d'un château de la Loire, chose rare en Périgord. Reconstruit aux XVIe et XVIIe siècles sur un ancien château fort, il s'entoure de jardins à la française en terrasses et d'un parc de trente hectares ; château et jardins se visitent.
Les vicomtes de Limoges ont fortifié ce rocher dès le XIIe siècle, et Richard Cœur de Lion s'y est cassé les dents en 1182. La partie qui appartient à la commune se visite librement ; le logis et le donjon sont privés.
À un kilomètre de la Flow Vélo, ce Plus Beau Village de France est né autour d'un prieuré fondé en 1083. Il garde son église romane précédée d'une halle, le château de la Marthonie, qui se visite, un vieux pont du XIIe siècle et les maisons à colombages de la rue du Fond du bourg.
Découverte en 1953, cette grotte développe plus de 9 km de galeries. On y voit des peintures du Magdalénien, dont « le petit cheval bleu », et un homme face à un bison qui rappelle la scène du Puits de Lascaux. Classée monument historique, elle se visite depuis 1959.
Sur son promontoire à une quarantaine de mètres au-dessus du Bandiat, le château a remplacé une forteresse où Richard Cœur de Lion aurait été blessé en 1199. À ses pieds s'étage un parc en terrasses, le jardin des Arts.
Juchée sur un éperon au-dessus de la Charente, Angoulême est surnommée le balcon du Sud-Ouest. Ses remparts enserrent une vieille ville d'art et d'histoire et la cathédrale Saint-Pierre, chef-d'œuvre roman pour ses sculptures. Capitale de la bande dessinée, elle accueille son festival international et la Cité de la BD.
Installé dans l'ancien évêché, au pied de la cathédrale Saint-Pierre, le musée raconte 500 000 ans d'histoire charentaise. On y voit notamment le casque gaulois d'Agris, en fer et bronze plaqué d'or, et la cathédrale à travers ses baies vitrées.
Les remparts ceinturent la vieille ville d'Angoulême, perchée sur son plateau à 70 ou 80 mètres au-dessus de la Charente. Leur tracé, long de plus de deux kilomètres, remonte en partie à l'époque gallo-romaine.
Sur un coteau qui domine la Charente à Nersac, ce château Renaissance s'élève sur une maison forte du XIIIe siècle, agrandie et embellie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ses propriétaires le restaurent depuis 1998 et le font visiter.
Sur la rive droite de la Charente, entre Angoulême et Cognac, Jarnac vit des maisons de cognac et de pineau installées dans la ville. Ville natale de François Mitterrand, qui y est enterré, elle a donné son nom au « coup de Jarnac » : à l'origine une botte habile et loyale, gagnante d'un duel de 1547.
François Mitterrand est né en 1916 dans cette demeure charentaise, au bord de la Charente, et y a passé son enfance. Devenue musée, elle porte le label « Maisons des Illustres ».
Construit à partir de 1607 sur un promontoire rocheux au-dessus de la Charente, le château abrite depuis 1921 les chais de la maison Grand Marnier. La vue sur le fleuve et sa vallée y est remarquable.
Ville d'art et d'histoire au bord de la Charente, Cognac doit sa renommée à l'eau-de-vie : Martell, Rémy Martin et Hennessy s'y sont établis au XVIIIe siècle, et la vie de la ville tourne encore autour du cognac, des chais à la tonnellerie.
Au bord de la Charente, le château de Cognac a vu naître François Ier en 1494. Racheté en 1795 par les négociants Otard et Dupuy pour y installer leurs chais, il se visite dans ses bâtiments des Valois.
Capitale des Santons sous le nom de Mediolanum, puis de la Saintonge, Saintes a gardé au bord de la Charente un rare ensemble de monuments gallo-romains, médiévaux et classiques. Ville d'art et d'histoire depuis 1990, elle se parcourt à pied, de l'arc de Germanicus à l'amphithéâtre.
Étape majeure des pèlerins de Compostelle depuis le XIe siècle, la basilique garde dans sa crypte romane le tombeau de saint Eutrope. Sa flèche gothique, offerte par Louis XI, culmine à près de 80 mètres.
Achevé vers l'an 40, c'est l'un des plus anciens amphithéâtres de Gaule. Ses gradins, appuyés sur les flancs d'un vallon, accueillaient entre 12 000 et 15 000 spectateurs.
Fondée en 1047, cette abbaye de femmes fut l'une des plus puissantes du Sud-Ouest. Son église romane est célèbre pour son clocher « en pomme de pin », et ses bâtiments accueillent aujourd'hui la Cité musicale et le Festival de Saintes.
Élevé en l'an 18 ou 19 à l'entrée de la ville romaine, cet arc à deux baies marquait l'arrivée de la voie venue de Lyon. Menacé de démolition, il a été sauvé en 1843 grâce à Victor Hugo et Prosper Mérimée, puis déplacé au bord de la Charente.
Louis VII et Aliénor d'Aquitaine y auraient passé leur nuit de noces en 1137, et Saint Louis y a battu les Anglais en 1242. Du château détruit pendant la Fronde restent la tour médiévale, les terrasses et un jardin dessiné par Le Nôtre ; le site est accessible aux visiteurs.
Ce château du XVIIIe siècle, tourné vers la Charente, n'a jamais été vendu : les descendants de la famille qui l'habitait à la Révolution y vivent encore. Son mobilier d'époque est d'origine, et les écuries, le pigeonnier, la chapelle et les jardins se visitent.
L'un des plus anciens châteaux de Charente-Maritime, avec sa chapelle romane et son donjon du XIe siècle. On le dit château du marquis de Carabas, le maître du Chat botté de Perrault. Il se visite toute l'année.
Entre deux falaises au bord du Bruant, cette forteresse du XVe siècle est devenue une demeure élégante, entourée de jardins à la française sur pilotis. Pierre Loti, qui la découvrit à l'abandon, en fit un lieu de rêverie ; château et jardins se visitent toute l'année.
Inauguré en 1900, c'est le dernier pont transbordeur en service en France : une nacelle suspendue fait traverser la Charente sans gêner les bateaux. Restauré entre 2016 et 2020, il fonctionne l'été pour les piétons et les cyclistes.
Ville nouvelle créée en 1666 pour l'arsenal de la marine royale, Rochefort a gardé son plan régulier et les bâtiments de l'arsenal le long de la Charente. C'est dans l'une de ses formes de radoub qu'a été reconstruite L'Hermione. La ville est aussi une station thermale.
Longue de 374 mètres, plus que la tour Eiffel n'est haute, la Corderie royale fabriquait les cordages des vaisseaux de Louis XIV. Elle abrite aujourd'hui des expositions sur la mer et l'arsenal, et c'est le site le plus visité de Rochefort.
Le musée d'art et d'histoire de Rochefort occupe un hôtel particulier du XVIIIe siècle. On y voit un plan-relief de la ville de 1835, des souvenirs de Pierre Loti et des collections rapportées des voyages d'exploration.
Installé dans l'hôtel de Cheusses, le plus ancien bâtiment civil de Rochefort, le musée retrace l'histoire de l'arsenal fondé en 1666. C'est l'une des cinq implantations du musée national de la Marine.
Ce donjon de la fin du XVe siècle, transformé en fort à la mer sous Vauban, commandait l'embouchure de la Charente. Il abrite un musée, et sa plate-forme de tir domine la mer de 36 mètres.
Presque sans voitures, cette petite île face à l'embouchure de la Charente se parcourt à pied ou à vélo. Napoléon y a passé ses derniers jours en France, du 8 au 15 juillet 1815 ; la maison qu'il occupa est devenue le musée napoléonien. Au nord, le fort Liédot veille sur la forêt.
Voulu par Napoléon en 1808 sur le point le plus haut de l'île d'Aix, ce fort semi-enterré a surtout servi de prison, notamment pour Ahmed Ben Bella de 1959 à 1961. Prisé des cyclistes, il est ouvert aux visites libres ou guidées.