Nous avons sélectionné les lieux qui valent un détour le long de l’itinéraire, dont l'île de Batz, Rochefort-en-Terre, le château des Ducs de Bretagne, Passage du Gois, l'île d'Aix, La Rochelle, le phare de Cordouan, Soulac-sur-Mer, la dune du Pilat et Saint-Jean-de-Luz.
Ancien havre de corsaires, d'où partaient les Johnnies vendre leurs oignons rosés en Angleterre, Roscoff a gardé ses maisons d'armateurs en granit des XVIe et XVIIe siècles. C'est le point de départ de la Vélodyssée, face à l'île de Batz, et le port des ferries vers l'Angleterre et l'Irlande.
À quinze minutes de bateau de Roscoff, l'île de Batz se parcourt à pied ou à vélo, entre champs de légumes, pointes rocheuses, dunes et plages comme la Grève Blanche. À sa pointe sud-est, le jardin Georges Delaselle, créé à partir de 1897, abrite quelque 1 700 espèces subtropicales, venues pour les deux tiers de l'hémisphère sud. À l'ouest, le phare de 1836 se visite : 198 marches mènent à une vue sur la baie de Morlaix et les monts d'Arrée.
Bâtie entre 1522 et 1545 sur un terrain gagné sur la mer, aux frais des armateurs de Roscoff, l'église est célèbre pour son clocher Renaissance ajouré, hérissé de lanternes et de canons de pierre. Son enclos garde deux chapelles ossuaires.
Son clocher de granit, haut de 78 mètres, est le plus haut monument gothique de Bretagne ; Vauban le trouvait « le morceau d'architecture le plus hardi » qu'il eût vu. Il a servi de modèle à de nombreux clochers à jour bretons.
Construit peu après 1850 pour la famille de Guébriant, ce château néoclassique s'entoure d'un parc de 37 hectares descendant jusqu'à la mer, dessiné par les paysagistes Denis et Eugène Bühler. On y trouve une roseraie, un étang et même un dolmen.
Plouezoc'h · km 10 · à 5,1 km du tracé, puis en bateau
Posé sur un îlot rocheux au milieu de la baie de Morlaix, le château du Taureau fut élevé après le sac de Morlaix par une flotte anglaise en 1522, puis reconstruit de 1690 à 1745 d'après le projet de Vauban. Il servit aussi de prison, jusqu'à Blanqui. Il n'est jamais accessible à pied, quel que soit le coefficient de marée, et il est ouvert à la visite depuis 2006.
Au fond de sa ria, Morlaix est dominée par son viaduc ferroviaire de granit, long de 292 mètres, qui enjambe le centre-ville depuis 1864. Ses rues gardent des maisons à pans de bois et à lanterne, héritées de la prospérité des marchands de toile.
Construite vers 1520-1530, cette maison à pans de bois est une « maison à lanterne » typique de Morlaix : une cour intérieure couverte, haute de 16 mètres, desservie par un escalier à vis sculpté porté par un unique tronc d'arbre. La duchesse Anne n'y est sans doute jamais venue.
Élevée en 1937 par l'architecte James Bouillé, figure du renouveau de l'art breton, cette chapelle néobretonne mêle gothique modernisé et porche largement ouvert abritant un autel. Elle est inscrite aux monuments historiques.
Fondée en 1184 par les vicomtes de Rohan au bord du Blavet, devenu canal de Nantes à Brest, cette abbaye cistercienne a été incendiée à la Révolution. Ses ruines restaurées accueillent expositions et spectacles l'été, près de l'écluse de Bon-Repos.
Ville des Rohan sur le Blavet, Pontivy a deux visages : la vieille ville médiévale autour du château, et la ville nouvelle tracée au cordeau sous Napoléon, qui lui donna un temps le nom de Napoléonville. Le canal de Nantes à Brest y rejoint le Blavet.
Bâtie à la fin du XVe siècle par le vicomte Jean II de Rohan, cette forteresse aux grosses tours et aux douves sèches domine la vieille ville. La famille de Rohan l'a cédée à la ville pour un euro symbolique en 2015.
Petite cité de caractère sur l'Oust canalisé, Josselin s'est développée au pied du château des Rohan. Ses ruelles de maisons à pans de bois montent vers la basilique Notre-Dame-du-Roncier, haut lieu de pèlerinage du Morbihan.
Résidence des ducs de Rohan depuis sa construction, le château dresse au-dessus de l'Oust trois tours de forteresse ; côté cour, sa façade de 1490-1505 est un joyau du gothique flamboyant, ciselée de lucarnes et de dentelles de granit. On visite une partie des appartements.
Remanié au XVIIIe siècle puis en 1855, ce château a été au cœur des guerres de Religion, entre les Malestroit catholiques et les Rohan protestants de Josselin. Il a longtemps abrité un musée du Costume, aujourd'hui fermé.
Sur l'Oust, que le canal de Nantes à Brest emprunte ici, Malestroit garde un centre de maisons à pans de bois sculptés autour de l'église Saint-Gilles. Petite cité de caractère, elle a été classée deuxième au Village préféré des Français en 2025.
Accroché à un éperon rocheux, Rochefort-en-Terre est un des Plus Beaux Villages de France, élu Village préféré des Français en 2016. Ses maisons de granit fleuries et ses ruelles pavées mènent au château, restauré par un peintre américain au début du XXe siècle.
Construite au XIIe siècle par le duc de Bretagne Alain Fergent, cette forteresse des Rohan défendait la frontière du duché ; elle fut remaniée à la Renaissance, puis appartint à Marie Bonaparte. Ses tours dominent le canal de Nantes à Brest.
Ancienne capitale des ducs de Bretagne, Nantes s'est enrichie au XVIIIe siècle du commerce maritime, dont témoignent les hôtels d'armateurs de l'île Feydeau. Son château, sa cathédrale, les Machines de l'île et le Voyage à Nantes en font une étape à part entière.
Fondé en 1801, le musée d'Arts de Nantes possède l'une des plus riches collections de France hors de Paris, du XIIIe siècle à nos jours, de Georges de La Tour à Kandinsky. Son palais du XIXe siècle a été agrandi d'un « cube » contemporain lors de sa rénovation, en 2017.
Forteresse ducale reconstruite par François II et sa fille Anne de Bretagne à la fin du XVe siècle, le château allie remparts de granit et logis Renaissance de tuffeau blanc. L'union de la Bretagne à la France y fut scellée en 1532. On fait librement le tour de ses remparts ; il abrite le musée d'histoire de Nantes.
Ouvert en 1843, ce passage couvert rattrape dix mètres de dénivelé sur trois niveaux, autour d'un escalier monumental bordé de statues, de lanternes et de boiseries. Sa construction a ruiné son promoteur, Louis Pommeraye, mais il reste l'une des plus belles galeries marchandes de France.
Dans les nefs des anciens chantiers navals, les Machines de l'île font vivre un bestiaire mécanique inspiré de Jules Verne et de Léonard de Vinci. Le Grand Éléphant, haut de 12 mètres, emmène ses passagers en promenade sur l'île ; le Carrousel des mondes marins tourne au bord de la Loire.
Cet escorteur d'escadre de 132 mètres, lancé en 1955, a servi dans l'Atlantique et la Méditerranée, puis à la protection des sous-marins nucléaires. Désarmé en 1988, il est amarré quai de la Fosse comme navire-musée ; on visite ses ponts, ses machines et sa passerelle.
Saint-Jean-de-Boiseau · km 401 · à 0,6 km du tracé
Au bord de la route du Pellerin, cette chapelle gothique classée s'élève près d'une source sacrée. Restaurée de 1993 à 1995, elle a reçu des pinacles neufs dont les 28 chimères mêlent symboles chrétiens, mythologie et figures du cinéma et de l'animation japonaise.
Station balnéaire de la Côte de Jade, à l'embouchure de la Loire face à Saint-Nazaire, Saint-Brevin s'est développée au XIXe siècle autour de la forêt de pins plantée pour fixer ses dunes. Ses longues plages de sable regardent passer les paquebots sortis des chantiers de l'Atlantique.
Fermée par l'île de Noirmoutier et le passage du Gois, la baie de Bourgneuf déroule ses parcs à huîtres, ses pêcheries et ses marais salants entre le pays de Retz et la Vendée. La Vélodyssée longe ses digues jusqu'au marais breton.
Longue de plus de 4 kilomètres, cette chaussée submersible relie l'île de Noirmoutier au continent, mais seulement à marée basse : à pleine mer, elle disparaît sous 1,30 à 4 mètres d'eau. Des balises refuges jalonnent le passage, et les pêcheurs à pied y viennent à chaque marée.
Entre Bouin et Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ce marais de 35 000 hectares, gagné sur une ancienne baie, mêle prairies humides, marais salants et un réseau d'étiers. Ses bourrines, maisons basses au toit de roseau, et ses oiseaux se découvrent au fil des petites routes.
Dans les micaschistes de la corniche de Rié, la mer a creusé une grotte dont le toit est percé d'un jour : à marée haute, l'eau y bouillonne comme dans un chaudron. La légende veut que le diable l'ait ouverte d'un coup de pied, dépité d'avoir perdu un pari contre saint Martin.
Station balnéaire depuis le XIXe siècle, Les Sables-d'Olonne déroulent leur Remblai le long d'une grande plage en arc de cercle. Le port de pêche et le quartier de La Chaume, sur l'autre rive du chenal, font face au départ du Vendée Globe, tous les quatre ans.
Construit en 1968, ce phare de béton blanc à lanterne rouge est le dernier grand phare bâti en France. Son optique tourne sur un bain de mercure autour d'une ampoule fixe. Il ne se visite qu'aux Journées du patrimoine.
Installé depuis 1963 dans une abbaye de bénédictines fondée en 1632, le musée d'art moderne et contemporain des Sables-d'Olonne possède de grands fonds de Gaston Chaissac et de Victor Brauner. Il garde aussi la mémoire maritime de la ville.
À l'embouchure de la Sèvre niortaise, face à l'île de Ré, la baie de l'Aiguillon est une vasière de 4 900 hectares, protégée en réserve naturelle. L'hiver, des dizaines de milliers d'oiseaux d'eau, oies, canards et limicoles, viennent s'y nourrir.
Chef-lieu de l'île de Ré, Saint-Martin s'abrite derrière la citadelle et l'enceinte conçues par Vauban, inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2008. Son port, jadis voué au commerce du vin et du sel, accueille aujourd'hui les plaisanciers, et quelques pêcheurs y vendent encore leur pêche sur les quais.
Au large de la pointe de la Fumée, à Fouras, l'île d'Aix est interdite aux voitures, sauf quelques véhicules autorisés : on la parcourt à pied ou à vélo. Napoléon y passa ses derniers jours en France, du 8 au 15 juillet 1815, avant de se rendre aux Anglais ; la maison où il logea, dans le bourg fortifié, est devenue le musée napoléonien.
Classée parmi les Plus Beaux Villages de France, La Flotte est un port de plaisance de la côte nord de l'île de Ré, face au pertuis Breton. Elle accueille un marché d'inspiration médiévale, et sur la commune se dressent les ruines de l'abbaye cistercienne des Châteliers, fondée au XIIe siècle, dont le haut pignon servait d'amer aux marins.
Île-d'Aix · km 737 · à 3,0 km du tracé, puis en bateau
Voulu par Napoléon en 1808 sur le point le plus haut de l'île d'Aix, ce fort semi-enterré a surtout servi de prison, notamment pour Ahmed Ben Bella de 1959 à 1961. Prisé des cyclistes, il est ouvert aux visites libres ou guidées.
Ancien port huguenot qui tint tête à Richelieu pendant un siège de quatorze mois, La Rochelle garde son Vieux-Port gardé par les tours Saint-Nicolas et de la Chaîne, ses rues à arcades et ses hôtels d'armateurs. La ville se parcourt à vélo depuis les années 1970, quand elle lança les premiers vélos en libre-service.
Face au Vieux-Port, l'un des plus grands aquariums privés d'Europe présente 12 000 animaux de 600 espèces dans 3 millions de litres d'eau de mer, dont la moitié pour le bassin des requins. C'est le site le plus visité de Charente-Maritime.
Amarré dans le bassin des chalutiers du Vieux-Port, ce musée à flot conserve neuf navires, dont le chalutier Angoumois et la frégate météorologique France I, qui se visitent. À terre, ses pavillons sous des voiles colorées racontent La Rochelle née de la mer.
Dans l'ancien palais des gouverneurs d'Aunis, bâti au début du XVIIIe siècle, le muséum présente ses collections de naturalistes et d'ethnographie, dont la girafe naturalisée offerte à Charles X.
Construite par l'organisation Todt de 1941 à 1943, cette base sous-marine de béton armé, longue de 192 mètres, abritait les U-Boote de la 3e flottille. Ses dalles de 7 mètres d'épaisseur ont résisté aux bombardements ; elle a servi de décor aux Aventuriers de l'arche perdue. Elle ne se visite qu'en de rares occasions.
Bâtie au XIVe siècle sur un sol de vase, la tour Saint-Nicolas penche de plus de vingt centimètres. Avec la tour de la Chaîne, elle garde l'entrée du Vieux-Port ; la chaîne tendue entre les deux en fermait l'accès. Elle se visite et on peut monter sur sa terrasse.
Face à la tour Saint-Nicolas, c'est d'ici qu'on manœuvrait la chaîne qui fermait le port. Pour les émigrants vers la Nouvelle-France, embarqués à son pied, elle fut souvent la dernière image du pays.
Seule tour à flèche des fortifications médiévales de La Rochelle, achevée en 1468, la tour de la Lanterne servait de phare. Devenue prison, elle garde sur ses murs des centaines de graffitis de marins, gravés aux XVIIe et XVIIIe siècles.
Inauguré en 1900, c'est le dernier pont transbordeur en service en France : une nacelle suspendue fait traverser la Charente sans gêner les bateaux. Restauré entre 2016 et 2020, il fonctionne l'été pour les piétons et les cyclistes.
Ville nouvelle créée en 1666 pour l'arsenal de la marine royale, Rochefort a gardé son plan régulier et les bâtiments de l'arsenal le long de la Charente. C'est dans l'une de ses formes de radoub qu'a été reconstruite L'Hermione. La ville est aussi une station thermale.
Installé dans l'hôtel de Cheusses, le plus ancien bâtiment civil de Rochefort, le musée retrace l'histoire de l'arsenal fondé en 1666. C'est l'une des cinq implantations du musée national de la Marine.
Le musée d'art et d'histoire de Rochefort occupe un hôtel particulier du XVIIIe siècle. On y voit un plan-relief de la ville de 1835, des souvenirs de Pierre Loti et des collections rapportées des voyages d'exploration.
Longue de 374 mètres, plus que la tour Eiffel n'est haute, la Corderie royale fabriquait les cordages des vaisseaux de Louis XIV. Elle abrite aujourd'hui des expositions sur la mer et l'arsenal, et c'est le site le plus visité de Rochefort.
Bourcefranc-le-Chapus · km 824 · à 5,2 km du tracé
Bâti sur un rocher à partir de 1691, face à la citadelle du Château-d'Oléron, le fort Louvois verrouillait l'accès sud de l'arsenal de Rochefort. On le rejoint à pied à marée basse par une chaussée de 400 mètres, ou en bateau. Son donjon offre une vue sur les parcs à huîtres de Marennes-Oléron.
Marennes-Hiers-Brouage · km 823 · au bord du tracé
Construit en 1749 par l'ingénieur François Fresneau, qui rapporta de Guyane le secret du caoutchouc, ce château classique domine les marais de Marennes, au bord de la Vélodyssée.
Marennes a donné son nom à l'huître verte de Marennes-Oléron : au sud de la ville, les anciens marais salants sont devenus depuis le milieu du XIXe siècle des claires à huîtres, bordées des cabanes colorées des ostréiculteurs, et la Cité de l'Huître fait découvrir le métier. Labellisée parmi les Plus Beaux Villages de France, Brouage, ancien port du sel fondé en 1555 puis place forte de Richelieu, dresse ses remparts au milieu des marais ; Samuel de Champlain, fondateur de Québec, y serait né. Le clocher de Saint-Pierre-de-Sales, haut de 85 mètres, domine toute la région.
Haut de 64 mètres, le phare de la Coubre est le plus élevé de la côte charentaise : 300 marches mènent à une vue sur la forêt, la Côte sauvage et l'estuaire de la Gironde. Il se visite de février à mi-novembre.
Plage familiale de sable blond au bord de la baie de Bonne Anse, à l'embouchure de la Gironde, protégée des courants par des bancs de sable. Une promenade piétonne et cyclable court dans les dunes, entre les deux phares.
Créé en 1966 dans les pins de La Palmyre, ce zoo de 18 hectares présente plus de 1 500 animaux de 115 espèces sur un parcours de 4 kilomètres. C'est l'un des parcs zoologiques les plus visités de France.
Rouge et blanche, cette tour de 26 mètres élevée de 1770 à 1773 balise la passe sud de l'estuaire de la Gironde et le dangereux banc de la Barre à l'Anglais. Elle se dresse au bord de la corniche de Saint-Palais.
Détruite par les bombardements de 1945, Royan a été reconstruite dans les années 1950 en vitrine de l'architecture moderne : front de mer en arc, marché couvert en coquille et église Notre-Dame, cathédrale de béton à la flèche élancée. Ses plages de sable fin bordent l'estuaire de la Gironde ; le bac pour Le Verdon part de son port.
Dans les anciennes halles de Pontaillac, le musée raconte Royan de l'Antiquité aux bombardements de 1945, et l'architecture des années 1950 qui a reconstruit la ville. Il possède une grande collection de mobilier de cette époque.
Le Verdon-sur-Mer · km 877 · à 1,6 km du tracé, puis en bateau
Posé sur un plateau rocheux à 7 kilomètres au large, à l'embouchure de la Gironde, Cordouan est le plus ancien phare de France encore en activité, construit de 1584 à 1611 et surnommé le « Versailles de la mer ». Inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco en 2021, il se visite d'avril à octobre : on y vient en bateau depuis les côtes charentaises ou girondines, puis en chaland amphibie jusqu'au banc de sable.
Station balnéaire qui prit son essor avec l'arrivée du chemin de fer en 1874, Soulac-sur-Mer doit son identité à ses nombreuses villas en brique et pierre de taille. Sa basilique Notre-Dame-de-la-fin-des-Terres, étape des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1998.
Ensevelie sous le sable au XVIIIe siècle puis dégagée au XIXe, cette église romane de pèlerinage, sur la route de Compostelle, est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. Elle garde de beaux chapiteaux sculptés au cœur de la station de Soulac.
À l'est du bassin d'Arcachon, les anciens marais salants et bassins à poissons du domaine de Certes et Graveyron forment un espace naturel de 540 hectares, entre digues, prés salés et lagunes. Un sentier en fait le tour, riche en oiseaux.
Au fond du bassin d'Arcachon, à l'embouchure de l'Eyre, cette réserve de 110 hectares est une halte pour les oiseaux migrateurs : plus de 320 espèces y ont été observées, cigognes, spatules et hérons. Un parcours de 6 kilomètres relie une vingtaine d'observatoires.
Lège-Cap-Ferret · km 1 040 · à 7,1 km du tracé, puis en bateau
Au bout de la presqu'île, entre le bassin d'Arcachon et l'océan, le phare du cap Ferret est ouvert à la visite. Ses 258 marches mènent à une vue à 360° sur la presqu'île, le bassin, la dune du Pilat, les passes et l'Atlantique.
Plus haute dune d'Europe, avec plus de 100 mètres, la dune du Pilat s'étire sur près de 3 kilomètres entre l'océan et la forêt de pins, qu'elle ensevelit lentement. Du sommet, la vue embrasse le banc d'Arguin, l'entrée du bassin d'Arcachon et le cap Ferret. Un escalier aide à la gravir l'été.
De l'ancienne église prieurale de Mimizan ne reste que ce clocher-porche du XIIIe siècle, dont le portail sculpté est l'un des plus beaux ensembles médiévaux des Landes. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco au titre des chemins de Compostelle.
Saint-Julien-en-Born · km 1 136 · au bord du tracé
Seul phare des Landes, en service depuis 1863, celui de Contis se reconnaît à la bande noire en spirale peinte sur sa tour de 41 mètres. Il se visite l'été ; la vue y embrasse la forêt landaise et l'océan.
Ancien bras de l'Adour relié à l'océan par un canal percé sous Napoléon III, le lac marin d'Hossegor se vide et se remplit avec les marées. Bordé de villas de style basco-landais et de parcs à huîtres, il offre des eaux plus calmes et plus chaudes que l'océan pour se baigner.
Seul port de pêche des Landes, Capbreton garde une flottille artisanale qui travaille au-dessus du gouf, un canyon sous-marin profond de plusieurs centaines de mètres tout près de la côte. Les pêcheurs y vendent leur poisson directement sur le quai.
Construits en 1943 au sommet des dunes, ces blockhaus du mur de l'Atlantique gardaient l'entrée du port de Capbreton. L'érosion les a fait glisser sur la plage de Santocha, où la mer les baigne la moitié du temps ; les graffeurs les ont couverts de couleurs.
Au confluent de l'Adour et de la Nive, Bayonne aligne ses hautes maisons à colombages rouges et verts le long des quais. La cathédrale gothique Sainte-Marie, les remparts de Vauban et le quartier du Petit-Bayonne en font la porte du Pays basque, connue aussi pour son jambon et son chocolat.
Fondé autour de la collection du peintre bayonnais Léon Bonnat, qui réunit des dessins et tableaux de grands maîtres, de Rubens à Goya, le musée des Beaux-Arts de Bayonne a rouvert fin 2025 après quatorze ans de travaux. Il présente aussi les portraits de Paul Helleu.
Installé depuis 1924 dans la maison Dagourette, une demeure du XVIe siècle sur le quai des Corsaires, le musée basque raconte la vie des Basques : bergers, marins, jeux de pelote, danses et fêtes. Sa devise : « Celui qui entre ici est chez lui ».
Construit au XVIIIe siècle pour une reine d'Espagne en exil, ce château fut acheté en 1808 par Napoléon, qui y négocia l'abdication des rois d'Espagne. Incendié en 1825, il n'en reste que des ruines, au milieu de leur parc.
Au bout des plages d'Anglet, là où le sable landais rencontre les premiers rochers basques, la légende veut que deux amants aient été surpris par la marée dans une grotte au pied de la falaise. La plage de la Chambre d'Amour est l'un des hauts lieux du surf.
Ancien village de pêcheurs de baleines devenu station impériale au XIXe siècle, grâce à l'impératrice Eugénie, Biarritz garde ses villas Belle Époque, l'Hôtel du Palais et sa Grande Plage. Ses rochers, son port des pêcheurs et ses vagues en ont fait le berceau du surf en Europe.
Construit en 1834 sur la pointe Saint-Martin, à 75 mètres au-dessus de l'océan, le phare de Biarritz s'élève à 47 mètres. Ses 248 marches mènent à une vue sur toute la côte basque, des Landes aux Pyrénées. Il se visite.
Relié à la terre par une passerelle métallique, ce rocher en forme de coque de navire est surmonté d'une statue de la Vierge. Du haut de ce momument emblématique de la ville, la vue embrasse la baie et la côte basque jusqu'aux Pyrénées.
Accroché à la falaise face au rocher de la Vierge, ce bâtiment Art déco de 1933 abrite l'aquarium de Biarritz : poissons du golfe de Gascogne, requins et un bassin de phoques. Il a été agrandi en 2011.
Sous une vague de béton dessinée par Steven Holl, face à l'océan, la Cité de l'Océan explique les océans et le surf par des espaces interactifs : naissance de l'océan, gouf de Capbreton, vagues et tempêtes.
Au fond d'une baie fermée par trois digues, Saint-Jean-de-Luz a la plage la plus calme de la côte basque. Les bateaux de pêche débarquent encore sur le port, et les mardis et vendredis matin le marché déborde des halles : jambon, fromage de brebis, piment d'Espelette. Dans la rue Gambetta, piétonne, on achète le gâteau basque et les macarons.
Construite vers 1640 par un armateur, cette demeure de brique rose et de pierre aux galeries à l'italienne donne sur le port. En 1660, elle accueillit l'infante Marie-Thérèse et la reine mère pour le mariage avec Louis XIV.
Face à Saint-Jean-de-Luz, de l'autre côté de la Nivelle, Ciboure aligne ses maisons basques blanches aux volets rouges et verts autour de son port. On y voit la maison natale de Maurice Ravel et, au bout de la baie, le fort de Socoa.
Bâtie vers 1630 par un armateur épris d'Amsterdam, cette haute maison de style hollandais sur le port de Ciboure a vu naître Maurice Ravel en 1875. Mazarin y logea en 1660 pour le mariage de Louis XIV.
Au-dessus des falaises d'Hendaye, l'explorateur et savant Antoine d'Abbadie fit construire par Viollet-le-Duc ce château néogothique, avec un observatoire astronomique. Ses décors et ses collections rapportées d'Éthiopie sont d'origine ; le château se visite.