Ancienne capitale des ducs de Bretagne, Nantes s'est enrichie au XVIIIe siècle du commerce maritime, dont témoignent les hôtels d'armateurs de l'île Feydeau. Son château, sa cathédrale, les Machines de l'île et le Voyage à Nantes en font une étape à part entière.
Cet escorteur d'escadre de 132 mètres, lancé en 1955, a servi dans l'Atlantique et la Méditerranée, puis à la protection des sous-marins nucléaires. Désarmé en 1988, il est amarré quai de la Fosse comme navire-musée ; on visite ses ponts, ses machines et sa passerelle.
Dans les nefs des anciens chantiers navals, les Machines de l'île font vivre un bestiaire mécanique inspiré de Jules Verne et de Léonard de Vinci. Le Grand Éléphant, haut de 12 mètres, emmène ses passagers en promenade sur l'île ; le Carrousel des mondes marins tourne au bord de la Loire.
Ouvert en 1843, ce passage couvert rattrape dix mètres de dénivelé sur trois niveaux, autour d'un escalier monumental bordé de statues, de lanternes et de boiseries. Sa construction a ruiné son promoteur, Louis Pommeraye, mais il reste l'une des plus belles galeries marchandes de France.
Forteresse ducale reconstruite par François II et sa fille Anne de Bretagne à la fin du XVe siècle, le château allie remparts de granit et logis Renaissance de tuffeau blanc. L'union de la Bretagne à la France y fut scellée en 1532. On fait librement le tour de ses remparts ; il abrite le musée d'histoire de Nantes.
Fondé en 1801, le musée d'Arts de Nantes possède l'une des plus riches collections de France hors de Paris, du XIIIe siècle à nos jours, de Georges de La Tour à Kandinsky. Son palais du XIXe siècle a été agrandi d'un « cube » contemporain lors de sa rénovation, en 2017.
Construite au XIIe siècle par le duc de Bretagne Alain Fergent, cette forteresse des Rohan défendait la frontière du duché ; elle fut remaniée à la Renaissance, puis appartint à Marie Bonaparte. Ses tours dominent le canal de Nantes à Brest.
Accroché à un éperon rocheux, Rochefort-en-Terre est un des Plus Beaux Villages de France, élu Village préféré des Français en 2016. Ses maisons de granit fleuries et ses ruelles pavées mènent au château, restauré par un peintre américain au début du XXe siècle.
Sur l'Oust, que le canal de Nantes à Brest emprunte ici, Malestroit garde un centre de maisons à pans de bois sculptés autour de l'église Saint-Gilles. Petite cité de caractère, elle a été classée deuxième au Village préféré des Français en 2025.
Remanié au XVIIIe siècle puis en 1855, ce château a été au cœur des guerres de Religion, entre les Malestroit catholiques et les Rohan protestants de Josselin. Il a longtemps abrité un musée du Costume, aujourd'hui fermé.
Petite cité de caractère sur l'Oust canalisé, Josselin s'est développée au pied du château des Rohan. Ses ruelles de maisons à pans de bois montent vers la basilique Notre-Dame-du-Roncier, haut lieu de pèlerinage du Morbihan.
Résidence des ducs de Rohan depuis sa construction, le château dresse au-dessus de l'Oust trois tours de forteresse ; côté cour, sa façade de 1490-1505 est un joyau du gothique flamboyant, ciselée de lucarnes et de dentelles de granit. On visite une partie des appartements.
Ville des Rohan sur le Blavet, Pontivy a deux visages : la vieille ville médiévale autour du château, et la ville nouvelle tracée au cordeau sous Napoléon, qui lui donna un temps le nom de Napoléonville. Le canal de Nantes à Brest y rejoint le Blavet.
Bâtie à la fin du XVe siècle par le vicomte Jean II de Rohan, cette forteresse aux grosses tours et aux douves sèches domine la vieille ville. La famille de Rohan l'a cédée à la ville pour un euro symbolique en 2015.
Fondée en 1184 par les vicomtes de Rohan au bord du Blavet, devenu canal de Nantes à Brest, cette abbaye cistercienne a été incendiée à la Révolution. Ses ruines restaurées accueillent expositions et spectacles l'été, près de l'écluse de Bon-Repos.
Construit à la fin du XIXe siècle par James de Kerjégu, président du conseil général du Finistère, pour y recevoir ses relations mondaines, le château de Trévarez mêle les styles victorien et néogothique au décor breton, avec le confort le plus moderne de l’époque : ascenseur, chauffage central, électricité. Très endommagé par un bombardement allié en 1944, il a été racheté et restauré par le Département ; son parc, ouvert au public, est labellisé Jardin remarquable.